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Catwoman

Durant la première bobine, on a l’impression d’avoir affaire à un style particulier : la lumière sophistiquée donne à l’image un caractère artificiel, comme si chaque plan était retouché. Sensation renforcée par l’univers de la cosmétique, aux décors lisses et brillants, dans lequel se déroule le film. La caméra, aidée par la technologie numérique, rôde autour des personnages et des décors en suivant des trajectoires élégantes, dynamiques et fluides… Le Français Pitof est, avant tout, connu pour son travail sur les effets spéciaux numériques et, comme dans VIDOCQ, son précédent film, on perçoit une évidente volonté de maîtriser l’intégralité de ses images, de les composer à la manière d’un peintre. Cette démarche serait intéressante si elle servait un parti pris de mise en scène. Or, on s’aperçoit vite que ces effets ne soulignent rien d’autre que ce qu’ils montrent, et que le sous-texte est complètement absent. Une fois passée cette déception, il ne reste qu’un pâle divertissement : les ressorts dramatiques se devinent dès la première demi-heure, les personnages sont des stéréotypes ambulants, et le « style » de Pitof avec son accumulation de plans et de points de vue (montage prévisible et surexcité) finit par rendre la vision du film fatigante. Certes, H. Berry ne démérite pas (même si Catwoman était plus mystérieuse et troublante sous les traits de M. Pfeiffer dans BATMAN, LE DÉFI de Tim Burton), mais c’est bien le seul intérêt de ce film formaté où sont confondus effets de style et effets de mode.V.R.