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Canailles Connection

Dans Family Business de Sidney Lumet (1989), on voyait trois membres d’une même famille de criminels (fils, père et grand-père) échafauder ensemble un casse. Et, hélas, c’était raté. Il en va de même pour Canailles Connection, où l’on suit les (més)aventures de trois générations de braqueurs : un enfant de 12 ans, son grand-père, au caractère bien trempé, le beau-frère de ce dernier, un lord anglais désargenté, et enfin l’arrière-grand-père, lubrique et farceur. Reshef Levi dit être allé puiser son inspiration dans son histoire familiale, son père étant lui-même braqueur de banques. Cependant, le cinéaste n’a manifestement pas cherché à offrir une grande crédibilité à son œuvre, car il traite les scènes clés du film de braquage (la préparation du casse et la prise d’assaut de la banque) avec la plus grande légèreté. Légèreté généralisée, troublée cependant par quelques pointes dramatiques (la mort du père de Jonathan et le fait que sa mère, dans la nécessité, cède bien facilement aux avances du directeur de la banque). Le cinéaste tente de rythmer son film en insérant divers flash-forwards, où l’on voit les différents protagonistes de l’affaire revenir sur le braquage (un procédé que Lumet employait déjà dans Le Gang Anderson en 1971), mais en vain. Reshef ne témoigne pas d’un sens comique indéniable, s’autorisant quelques effets fâcheux (Alfred qui n’arrête pas d’écorcher le prénom d’Eliyahu), et ne brille pas non plus par son sens du cadre. En fin de compte, sa réalisation est tristement impersonnelle. Ne reste alors qu’une brochette d’acteurs sympathiques. Une comédie douce-amère qui lasse rapidement, et s’oublie facilement… _P-J.M.