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Black Nativity

Adapté de la comédie musicale éponyme à succès, écrite par le poète Langston Hughes, Black Nativity illustre le renouveau de la culture afro-américaine née à Harlem dans les années 1920. Entre citations littéraires et musique noire, toutes les richesses de cette communauté étaient réunies pour faire un bon film. L’intrigue – le secret entre le révérend Cornell et sa fille – est intéressante, puisque la vérité n’éclate qu’à la toute fin de l’histoire. Fidèle au style original de l’œuvre, Kasi Lemmons (Le Secret du bayou, 1997) met la musique au cœur de son film. Les voix d’Angela Bassett et Jennifer Hudson sont incroyables. Rien d’étonnant puisque l’une a remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie musicale (Tina) et que l’autre est une habituée du genre (Dreamgirls). Dans l’ensemble, le casting, porté par Forest Whitaker et par le chanteur Tyrese Gibson (vu notamment dans différents épisodes de Transformers et Fast & Furious), est bien choisi. Mais la réalisatrice n’a pas pu s’empêcher de verser dans les clichés les plus éculés (la foi, le pardon, la famille) – et de multiplier les références religieuses (Noël, les scènes de charité, la crèche reconstituée – le titre était annonciateur), agrémentant le tout de quelques incohérences (l’homme noir issu du ghetto new-yorkais citant de la poésie). Toute cette grandiloquence et cette fausseté annulent les rares qualités du film, qui se révèle alors souvent ennuyeux et toujours insignifiant. Les bonnes idées de Black Nativity ont donc été soit mal exploitées, soit déformées. Kasi Lemmons n’a pas su trouver le ton juste pour nous servir cette ode à l’amour d’autrui sur fond de gospel et de bonnes paroles évangéliques. Dommage… _F.B.