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Big Bad Wolves

Pour ce deuxième film, après l’inédit Rabies, le tandem Aharon Keshales et Navot Papushado puise son inspiration dans les films de vengeance sud-coréens et ne cache pas son admiration pour J’ai rencontré le diable de Kim Jee-woon. À l’instar de celui-ci, Big Bad Wolves ne fait pas dans la dentelle en matière de violence. L’action se situe en Israël, pays animé par un “désir de vengeance historique” aux dires des réalisateurs. On imagine dès lors que Big Bad Wolves est une œuvre à comprendre au second degré, à l’humour noir revendiqué. Ainsi, doit-on rire ou pleurer lorsque Yoram affirme que s’il a bien appris quelque chose à l’armée, c’est que les hommes, comme les animaux, ont peur du feu, et qu’il prie ensuite son fils de lui donner un chalumeau, avant de se mettre au travail sur Dror ? Et comment doit-on comprendre le fait qu’un père de famille et un policier torturent un professeur de théologie dans une maison perdue au milieu de villages arabes ? Sans doute faut-il y voir le signe d’un humour désespéré… Malgré ce sous-texte, qui promet d’élever Big Bad Wolves au-dessus du niveau du simple “torture porn” (ces films qui font de l’art des sévices leur matière principale), les réalisateurs, aussi auteurs du scénario, ne semblent pas encore en parfaite possession de leurs moyens. Après une scène d’ouverture très réussie, la mise en scène s’affaisse, hélas, et le film, malgré un principe aguichant (tenir en haleine le spectateur le plus longtemps possible en maintenant le doute sur la culpabilité de Dror) ne parvient pas toujours à éviter un sentiment de déjà-vu. Par ailleurs, il ne laisse place à aucun espoir, en ne montrant des hommes que leur côté le plus sombre, le plus ignoble, avec un systématisme qui achève d’en ternir les quelques promesses. _P-J.M.