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Avanti

Léa semble s’indigner de voir sa mère Suzanne, démente, être stigmatisée par la famille. Elle part en virée avec elle pour, sans doute, s’offrir un moment de liberté à deux. À vrai dire, résumer Avanti est loin d’être évident… Parce qu’on ne voit pas très bien ce que ça raconte. Nous suivons une jeune femme qui est visiblement perturbée par la folie de sa mère et, par ailleurs, spectatrice obsessionnelle de vidéos familiales. Pourquoi rompt-elle avec son petit ami ? Pourquoi cette agressivité vis-à-vis de son père qui, pourtant, se coltine au quotidien une épouse au comportement imprévisible ? Le film est entrecoupé de séquences en Super 8 (procédé paresseux pour matérialiser le passé, car on ne voit pas l’intérêt de se servir d’un tel support pour des films de vacances censément tournés en 2000), qui répètent des postures ou des gestes déjà aperçus chez les mêmes personnages dans le présent diégétique. Mais cette juxtaposition ne génère pas de sens. Et bien que les acteurs jouent juste, le film sonne faux. D’où le sentiment de malaise éprouvé devant certaines scènes. On saisit l’idée, plutôt ambitieuse à l’origine, mais la mise en image est souvent calamiteuse, comme le sont la représentation très embarrassante des troubles mentaux, ou cette séquence dans un bar de bikers, franchement ridicule. Dédié par la réalisatrice à sa propre famille, le film ressemble trop à un message personnel, lourd d’un contenu implicite, pour pouvoir nous concerner. C’est comme si nous lisions une lettre qui ne nous est pas adressée. “Maman est folle, on n’y peut rien. Mais c’qui nous console, c’est qu’elle nous aime bien” chantait William Sheller. Avanti n’en dit pas plus. _J.C.