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Arthur Newman

Distribué en France un an après son échec commercial et critique aux États-Unis, Arthur Newman s’est retrouvé par hasard à sortir juste après Dans la cour, qui pouvait être son pendant français puisqu’il aborde, lui aussi, le thème de la dépression à travers la rencontre entre deux personnages aussi fragiles qu’opposés, en crise l’un et l’autre et souffrant tous les deux d’une profonde solitude. Mais la comparaison s’arrête malheureusement là, tant il manque à Arthur Newman – qui adopte un traitement nettement plus romancé et optimiste, en s’interrogeant sur la possibilité de disposer d’une deuxième chance pour commencer une vie nouvelle – la finesse, le regard personnel et la singularité qui caractérisent le film de Salvadori. Réalisateur de spots publicitaires, Dante Ariola, dont Arthur Newman est le premier long métrage, signe une mise en scène discrète, voire effacée, aux antipodes de l’esthétique publicitaire, pour filmer, à travers un road-movie de forme très classique, une Amérique banale, morose et peu glamour. En dépit d’une distribution prestigieuse, du talent et de la subtilité de ce remarquable duo de comédiens que forment Colin Firth et Emily Blunt, les personnages manquent de profondeur pour être attachants. Le premier campe un homme creux, ennuyeux et ennuyé, que le film ne parvient pas à rendre intéressant. Quant à la seconde, l’instabilité psychologique de son personnage semble à la longue trop chargée (kleptomanie, drogues, antécédents familiaux de schizophrénie) pour convaincre et émouvoir. Si leur rencontre se révèle par moment touchante ou drôle, le film, faute de rythme et d’enjeux, finit par lasser. _An.B.