Warning: Cannot assign an empty string to a string offset in /home/www/fdcprod/wp-content/themes/hague/inc/template-custom.php on line 161
Search for content, post, videos

Arsène Lupin

Sur le tard (1924), Maurice Leblanc décida d’expliquer d’où venait son Arsène Lupin. Ainsi naquit « La Comtesse de Cagliostro », vrai-faux premier opus de la mythique saga, embrouillé et biscornu, phagocytant Dumas, Leroux, Souvestre et Allain. Reprocher à J-P. Salomé d’avoir trahi ce roman en le modifiant grandement, en truffant son scénario d’invraisemblances, d’anachronismes ou d’emprunts à d’autres « Lupin », serait absurde : il n’est pas le premier à prendre l’univers de Leblanc comme prétexte à fantaisies, et tout, dans celui-ci, encourage la trahison. Et puis Leblanc, ce n’est quand même pas Balzac ! Non ! Ce qui ne va pas, mais alors pas du tout, dans ce désolant ARSÈNE LUPIN, c’est la totale absence de sens cinématographique du réalisateur. Après son calamiteux BELPHÉGOR, il récidive. Une fois encore doté d’un budget colossal, il le dilapide à nouveau sans vergogne en plongées inutiles, effets spéciaux foireux, fantastique de bazar, reconstitutions « historiques » laborieuses… Il n’en résulte, chez le spectateur que lassitude et colère devant tant de gaspillage. D’autant qu’aucun personnage n’accroche vraiment : la vraie trahison est là. Si C. Scott–Thomas montre quelle formidable comtesse elle aurait pu être avec un autre réalisateur, et si chaque comédienne sauve sa mise, les acteurs – R. Renucci excepté – sont globalement accablants. R. Duris est un contresens en Lupin, même débutant : il serait, en revanche, un bon Fantômas ! Espérons ne pas donner ici à Salomé l’idée d’en être le réalisateur…Ch.B.