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Arcadia

Un père et ses trois enfants traversent l’Amérique vers une vie nouvelle, au soleil. La jeune Greta trimbale son vieux lapin en peluche et son air boudeur sur cette route interminable. Tom, le père, fait ce qu’il peut. Tantôt blagueur, tantôt rigide et colérique, il n’est pas toujours de bonne compagnie. Nat et Caroline semblent ne pas trop mal vivre ce départ pour l’inconnu. Mais pour Greta, quelque chose ne va pas. Quand leur mère viendra-t-elle les rejoindre ? Son père ne répond jamais vraiment. En plus, son corps en pleine puberté s’en mêle, ce qui ne l’aide pas à s’y retrouver. Arcadia est ce qu’on appelle un joli film initiatique. Il y a donc des conflits avec l’autorité, des moments de solitude, des réconciliations silencieuses mais qui en disent long, et, bien sûr, le douloureux mais nécessaire passage vers une maturité nouvelle. Sans oublier, car c’est un road-movie, des plans de la route qui défile. Comme la vie… On peut donc être irrité devant un énième film-américain-indépendant ressassant ces éternelles situations familiales qui sentent le vécu, ces scènes creuses à force de chercher le subtil, et cette photo stéréotypée, marque de fabrique des films estampillés festival de Sundance. Bien sûr, John Hawkes est excellent, il sauve même souvent le spectateur de l’ennui. Mais le reste n’est que mollesse du rythme, banalité des situations, tensions qui ne mènent à rien. On se doute bien qu’il y a un souci avec la mère. Alors tout ça pourquoi ? Pour ce lapin en peluche jeté dans le vide, symbole de l’enfance qui s’enfuit ? Arcadia reprend la trame d’un court métrage précédemment réalisé par Olivia Silver. Sans doute était-ce là le juste format pour cette histoire. _G.R.