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Annabelle

L’excellent James Wan (Insidious, Conjuring…) étant parti vers d’autres horizons (Fast and Furious 7, annoncé pour 2015), c’est son chef opérateur, John R. Leonetti, qui s’installe aux commandes de ce prequel de Conjuring (Annabelle, la poupée maléfique au cœur du récit, y promenait déjà ses couettes), s’inscrivant dans la plus pure tradition de l’épouvante telle que Wan et quelques autres l’ont, ces dernières années, remise au goût du jour. Le genre a ses motifs (portes qui claquent, platines vinyle démarrant d’elles-mêmes, visions de petites filles courant dans les couloirs en riant…), ses figures de style (apparitions bord-cadre, sound design agressif), sa climatologie (il se passe décidément de drôles de choses, les soirs de pluie), sa démonologie appliquée (la bête à cornes cramoisie, n’aimant rien tant – la farceuse – que surgir la tête en bas : un grand classique), toutes caractéristiques qu’il s’agit ici, semble-t-il, de compulser de façon aléatoire. Pour deux brèves visions de terreur, le film s’en tient donc à son programme de train fantôme paresseux. La première est un meurtre en ombres chinoises. Dans la seconde, une enfant cavale vers l’héroïne et, en poussant une porte entrebâillée, se métamorphose aussitôt en grande fille furibarde – le raccord, brutal, presque mal fichu, est d’autant plus perturbant. Seule possible nouveauté, l’ancrage du récit dans les États-Unis du début des années 1970, encore marqués par l’assassinat (un an plus tôt, en 1969) de Sharon Tate, mentionné en ouverture. Une piste, hélas, bientôt délaissée pour l’ordinaire du surnaturel : comme le dit l’un des personnages, “It’s just a bunch of hocus pocus”. _T.F.