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Ablations

Le premier long métrage d’Arnold de Parscau, révélé sur Internet grâce à un clip pour David Lynch, avait de quoi intriguer. Le postulat de départ – un homme se réveille d’une soirée trop arrosée et découvre qu’on lui a volé un rein – et l’ambiance des premières scènes semblent annoncer un polar noir évoluant dans le milieu médical, dans la lignée, trop rare, du très bon Le Nouveau protocole. Puis, tandis que quelques détails incongrus du scénario l’éloignent définitivement d’un quelconque réalisme, Ablations se met à naviguer entre le drame familial et la comédie loufoque, à mesure que les seconds rôles délirants apparaissent (Philippe Nahon, Yolande Moreau, Philippe Rebbot…), portant la patte de l’humour grolandais de son auteur, Benoît Délépine. Le spectateur perd alors tout intérêt pour l’enquête menée par le personnage principal et le film se dilue en une suite de scénettes de plus en plus décousues. Les comédiens tentent tant bien que mal de conférer un peu de crédibilité et d’intensité à des scènes de plus en plus creuses. D’un côté, le couple formé par Denis Ménochet (correct) et Virginie Ledoyen (dans l’un de ses plus mauvais rôles) peine à convaincre, tant les dialogues sont attendus et joués sans conviction ; de l’autre, l’accumulation de scènes décalées fait plonger le film dans une loufoquerie forcée et, par moments, franchement grotesque. Pour s’accrocher au film, il ne reste plus, dès lors, que quelques effets de mise en scène non dénués de style, témoignant du savoir-faire d’un réalisateur qui pourra peut-être, dans un prochain projet, trouver matière à s’exprimer. Ablations a le mérite d’être une tentative, mais elle est malheureusement ratée. _F.B-P.