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36 Quai Des Orfèvres

Les gueules marquées d’Auteuil et Depardieu surgissent du noir, éclairées par une lumière bleutée. L’affiche annonce la couleur : un HEAT à la française. Une belle ambition à mettre au crédit d’Olivier Marchal (GANGSTERS), ancien flic reconverti en acteur-auteur-réalisateur, dont la sincérité ne fait aucun doute. Il avait manifestement très envie de régler quelques comptes en racontant cette histoire tirée de son passé (mêlée à un fait-divers véridique), tout en réalisant un film de genre assumé, entre policier grand public école Belmondo-Delon, et polar américain stylisé façon Michael Mann. Malheureusement, cette tentative de « mix » se solde par un échec, en partie à cause d’un scénario accumulant clichés (personnages de flics border-line, épouse éplorée, collègue assassiné…) et situations invraisemblables. L’omniprésence de la musique pourra vite énerver, le systématisme des gros plans ou le montage approximatif sont autant de maladresses caractérisées. Marchal parvient pourtant à offrir quelques scènes fulgurantes (la vengeance de Silien, l’inévitable confrontation finale Auteuil / Depardieu), mais sans jamais convaincre sur l’ensemble du film. Heureusement, la seule présence de Depardieu et Auteuil, qui trimballent avec eux tout un vécu dans notre imaginaire de spectateurs, apporte une profondeur aux personnages principaux. Ils nous livrent un duel savoureux, trois ans après LE PLACARD et surtout dix-huit ans après JEAN DE FLORETTE, deux grands films populaires qui avaient plus de tenue…||L.R.