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11 : 14 Onze Heures Quatorze

Résumer le scénario aussi abracadabrant qu’invraisemblable de cet engrenage nocturne relève d’une mission impossible. En effet, le principe même de ce premier long-métrage est l’accumulation systématique, et ludique d’après son auteur, d’épisodes concernant des personnages distincts, concentrés dans un espace-temps restreint. Le film se veut une illustration originale de la loi bien connue dite de « l’emmerdement maximum », par laquelle chaque action en réponse à un emmerdement en entraîne un autre, plus calamiteux encore que le précédent. La collision spacio-temporelle d’itinéraires individuels renforce le côté puzzle de l’entreprise. Le procédé n’est pas nouveau et a souvent donné lieu à des œuvres fortes ou drôles, dans le registre du drame et de la comédie. Hélas, la forme, pour roublarde qu’elle soit, ne suffit pas. Elle eût pu au moins être séduisante mais ici le « trop » étouffe même cette première qualité. Plombée par la volonté de multiplier les connexions forcées et d’évacuer toute émotion pour privilégier une sorte de cynisme trash, la mécanique tourne à vide et l’exercice de style devient inintéressant, avant d’être franchement irritant, puis lassant. En se revendiquant publiquement du « producteur de REQUIEM FOR A DREAM », film coup de poing de 2001, qui décrivait avec brio les addictions multiples de l’Amérique contemporaine, cette comédie « même pas drôle », aux remugles bushistes (le personnage de Cheri n’a finalement que ce qu’elle mérite ! ), frôle, de surcroît, l’imposture.M.D.